Le buzz-marketing Go Pro, un cas d’école !

nick-woodman-2Une communication efficace qui ne coûte pas un centime ? Le rêve de tout annonceur ! Ce mantra de la publicité a désormais un nom : le buzz-marketing, et une certaine société de caméra portative en a fait sa marque de fabrique. Vous l’avez deviné, l’Hirondelle s’est penchée sur le phénomène Go Pro !

Lorsque le surfeur californien Nick Woodman crée la marque GoPro en 2005, il était loin d’anticiper le succès qu’allait connaître ce petit bijoux, très apprécié des sportifs. Et pour cause : il souhaitait simplement enregistrer ses sessions de surf, très difficiles à capter depuis la plage : « A l’époque, les seules options étaient d’utiliser un appareil jetable étanche et de le mettre en place de façon à pouvoir l’actionner. Mais 9 fois sur 10, soit vous loupiez la photo, ou vous vous blessiez et souvent, vous perdiez l’appareil dans l’eau. »

Un prototype qui a rapidement vu le jour

C’est après bon nombre de prototypes que verra le jour la première GoPro, dont les prouesses techniques : étanchéité, coque antichocs, fixation, taille réduite, en font une innovation majeure. C’est la gloire assurée ! En seulement quelques années, la marque capitalise plus de 80% des parts de marché en Europe et aux Etats-Unis. Les Français en sont d’ailleurs très friands, puisqu’en 2012, GoPro continue d’en détenir 90% du marché.

Avec un chiffre d’affaire de 750 millions de dollars, 3 millions de caméras vendues entre 2009 et 2012, et des ventes dans plus de 70 pays, on peut parler de succès story !

Mais comment GoPro en est-til arrivé là ? Voici l’histoire d’un buzz marketing qui frise la perfection.

Le procédé est simple comme bonjour : les possesseurs de GoPro, qui par un heureux hasard sont souvent de jeunes gens sportifs et dynamiques, filment leurs exploits (surf, ski, saut en parachute) avant de les poster sur des plateformes comme YouTube ou Viméo. Ce sont les réseaux sociaux qui feront ensuite l’essentiel du travail, en se chargeant de relayer les dites vidéos, devenues virales, et notamment le géant Facebook. Les vidéos sont visionnées par des millions d’internautes, certaines dépassent même le score de 200 millions de vues.

La communauté GoPro est née.

Mais pourquoi GoPro, et pas une autre marque ? Et bien les caméras GoPro possède un mode par défaut, le « fish eye » qui consiste à projeter une image déformée, telle qu’elle serait vue par un œil de poisson. Bien sûr, il est possible de désactiver le mode, mais la plupart des utilisateurs ne le font pas et, aisément reconnaissable, il devient rapidement la marque de fabrique du groupe.

La communauté GoPro n’en finit plus de se développer, et c’est d’ailleurs à elle qu’on doit la légendaire signature « Be a hero », tellement populaire qu’elle servira de nom aux caméras successives « Hero 3 », « Hero 4 »… à la manière d’une certaine marque de smartphone californienne !

« Be a hero », en clair, chaque membre de la communauté GoPro est le propre créateur de son contenu, un héros, et un véritable ambassadeur de la marque !

Mais la société fait plus qu’exploiter ces précieuses vidéos pour développer sa notoriété, et joue à fond la carte du sport extrême, en sponsorisant des compétitions et des sportifs de haut niveaux, tels que les skieuses américaines Julia Mancuso et Lindsay Vonn. Devenu partenaire de RedBull dans ce domaine, GoPro est aujourd’hui devenu l’indétrônable des « Action Cams ».

Une seule question persiste : quelle sera la prochaine prouesse marketing de cette marque qui n’arrête pas de nous surprendre ?

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